Tout savoir sur le métier de dessinateur-projeteur

Tout savoir sur le métier de dessinateur-projeteur

Dessinateur ProjeteurLe dessinateur-projeteur travaille conjointement avec les architectes et les ingénieurs. Il a en charge de traduire les données chiffrées de ces derniers en des dessins techniques qui fournissent les détails de fabrication d’une pièce. Il peut évoluer dans différents secteurs : automobile, BTP, aéronautique… Ce professionnel doit maitriser les logiciels de conception assistée par ordinateur (CAO) et de dessin assisté par ordinateur (DAO). En outre, il doit avoir un sens développé de l’écoute afin de comprendre les modalités du projet dans lequel il intervient. Souvent appelé à se rendre sur les chantiers, il doit être mobile et disponible. Tour d’horizon sur le métier de dessinateur-projeteur.

Les missions du dessinateur-projeteur

Le dessinateur projeteur peut être employé au niveau d’un bureau d’étude, dans une société de BTP, dans une structure d’architectes, ou officier en qualité d’indépendant comme Julien Le Geldron, une des références du métier. Il peut aussi évoluer en collectivité, pour l’Etat, la région ou pour des communes comme celle de Barfleur.

Peu importe l’endroit où il évolue, sa tâche principale consiste à matérialiser les projets qui sont encore à l’état d’idées. En d’autres termes, il dessine les croquis, les splans du produit qui doit être fabriqué. Ce professionnel peut apporter son concours dans plusieurs secteurs : bâtiment et travaux publics, métallurgie, construction navale, aéronautique, etc.

Lorsqu’il travaille dans le secteur du BTP, il élabore les schémas techniques de certaines pièces destinées à l’ouvrage ou certaines parties du bâti en y intégrant différents paramètres (électrification, installation du matériel sanitaire…). C’est à lui qu’il revient de préciser les caractéristiques de l’ouvrage. Il doit notamment préciser les dimensions et les matériaux qui conviendront le mieux pour la conception. Sur le terrain, il se positionne comme un médiateur entre ingénieurs et ouvriers.

Quelle formation pour devenir dessinateur-projeteur en France ?

Pour exercer le métier de dessinateur-projeteur, vous avez la latitude d’opter pour un brevet professionnel. Cependant, les opportunités d’évolution seront minimes. Il est préférable, après l’obtention d’un bac pro « technicien du bâtiment », de se tourner vers un BTS « travaux publics » ou « constructions métalliques ».

Un IUT en « génie civil » ou un BTS « géomètre-topographe » au terme d’un bac scientifique peuvent également être un bon moyen de progresser dans la profession après quelques années. Et il se révèle même judicieux de poursuivre l’apprentissage jusqu’à la troisième année, en faisant le choix d’une licence professionnelle « Métiers du BTP Bâtiment et Construction ».

Quelles sont les compétences et les qualités d’un bon dessinateur-projeteur ?

Par le passé, le dessinateur projeteur travaillait essentiellement sur du support papier. Mais aujourd’hui, grâce aux avancées technologiques, les choses ont nettement évolué. La grande partie de son travail se fait sur machine avec l’utilisation de logiciels de CA0 (conception assistée sur ordinateur) et DAO (dessin assistée sur ordinateur) comme SolidWorks ou Catia. Chargé de concrétiser les projets imaginés par les ingénieurs, il est tenu d’être ordonné, rigoureux et minutieux. S’il veut progresser dans la profession, il devra être novateur et apporter une réelle valeur ajoutée en termes de conseils. Il importe qu’il ait de réelles capacités en géométrie de l’espace, mais également qu’il soit bien informé sur les normes légales en vigueur.

Quel est le salaire et les opportunités d’évolution d’un dessinateur-projeteur ?

Pour un dessinateur projeteur qui fait ses premiers pas dans le métier, il peut s’attendre à recevoir un salaire qui avoisine le SMIC. Toutefois, à l’issue de deux années d’exercice du métier, la rémunération peut être multipliée par deux. Les salaires sont plus intéressants dans le domaine du BTP. Ainsi, un jeune dessinateur-projeteur peut gagner au moins 2 000 euros nets.
Pour ce qui est des perspectives d’évolution, un professionnel qui a fait ses preuves peut gravir les échelons en devenant chef de projet, responsable d’un bureau études ou encore chef de chantier.

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