Route du Rhum : Communiqué N°8

 

Route du rhum28 octobre 2006 – Antoine Koch, un état d’esprit…

A 24 heures du départ de la Route du Rhum, Antoine Koch reste serein et vigilant. Il serait dommage de se laisser piéger par les conditions météo clémentes prévues pour les premiers jours de course…

A l’inverse des précédentes éditions de la Route du Rhum, c’est un petit temps qui va accompagner les premiers jours de course. Antoine va-t-il pour autant modifier ses plans? « Dans le petit temps, la mise en jambe sera bien sûr plus agréable, rappelle le skipper de Sopra Group, mais les pièges restent les mêmes. Alors, pas d’emballement. Sur ces multis, la coque centrale lève à 18 nœuds et la prudence est de mise. Le seul changement qu’imposent ces conditions météo concerne ma « garde-robe » puisque j’avais prévu de faire l’impasse sur les voiles de petit temps. Les conditions étant plus imprévisibles, je les emporte toutes ! »

Quant à la suite des événements, le skipper du trimaran Sopra Group préfère ne pas tirer des plans sur la comète : « Tout dépend de la dépression que l’on est censé rencontrer au quatrième jour. A l’inverse d’un monocoque, on n’aura pas forcément intérêt à aller chercher les alizés vers le sud : tout en étant moins rapides au près qu’au portant, les multis sont surtout deux fois plus véloces que les monocoques au près. En fait, c’est à chaque skipper de choisir sa route en fonction des vents, des courants et des qualités de son bateau et dérouler son option. Ensuite, il s’agit de saisir les opportunités… et d’en terminer au plus vite ! »

En course, Antoine pourra compter sur les conseils de Jean-Yves Bernot, son routeur. « Jean-Yves m’adresse une synthèse des options de route qui a pris en compte les polaires de vitesse des bateaux (l’éventail des vitesses possibles en fonction des vents et courants) et les prévisions météo. En fonction de ces choix, je me fais ma propre opinion « à vue », le cap théoriquement optimisé et conseillé à distance étant parfois remis en question si je vois des vagues qui ne me disent rien qui vaille… »

Et à tout moment, Antoine Koch sait qu’il pourra compter sur le soutien et l’engagement de son partenaire. « Avec Antoine, précise Alain Forêt, nous avions défini il y a 18 mois des objectifs à la fois simples et ambitieux en trois temps : un programme conséquent de RP clients et collaborateurs, la préparation et la participation à la Route du Rhum. Les deux premières phases se sont déroulées avec professionnalisme et succès et nous sommes confiants pour la suite. »
Pour Sopra Group, la performance est bien sûr importante, mais ce n’est pas la priorité sur cette Route du Rhum. « Antoine a fait un travail important pour faire évoluer le bateau, poursuit Alain Forêt, et nous espérons que cela sera payant. Mais nous savons tous qu’Antoine est le benjamin de cette classe et qu’il n’a pas l’expérience de ses concurrents directs. Pour nous, l’essentiel est donc qu’Antoine fasse la course la plus belle possible, avec, secrètement, l’ambition d’un résultat honorable… »

Mais pour l’instant, à quelques heures du départ, Antoine se concentre sur l’essentiel, à savoir les ultimes rangements et vérifications du bateau. Et le skipper de préciser : « Jusqu’ici tout va bien, le bateau est très correctement préparé et mon équipe a vraiment fait un super boulot. Alors autant rester calme et essayer de se reposer, car on ne va pas beaucoup dormir sur cette course ! De toute façon, inutile de gamberger à l’avance puisque tout dépend des conditions de course à l’instant T. »

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