Histoire de la route du rhum

Histoire de la route du rhum

La Route du Rhum, ce n’est pas une course comme les autres… c’est la légende qui s’écrit tous les 4 ans entre Saint Malo et Pointe à Pitre. Le rendez-vous des grands…rhum

78 – l’arrivée au sprint.

La première fois, c’était il y a 20 ans, en 78. Le départ était donné par Eric Tabarly. Cette édition a été marquée par la disparition d’Alain Colas, et au plan sportif par l’avènement des multicoques et par l’extraordinaire arrivée où Michael Birch le Canadien, sur le trimaran Olympus Photo dépasse Kriter V le monocoque du Français Michel Malinovsky dans les 300 derniers mêtres et ne le devance que de 98 secondes après 23 jours sur l’Atlantique !!

82 – le sauvetage.

Celle de 82 consacre Marc Pajot, déjà champion du Monde et médaillé Olympique, qui sur son Elf Aquitaine (catamaran) établit le record à 18 jours 1 heure 36 minutes. C’est aussi l’année, au plan des innovations techniques, du Fax et surtout de la « bulle » Thomson, outil de communication grâce auquel Olivier Moussy repêche l’Australien Ian Jonhston victime d’un chavirage.

86 – l’année Poupon.

Peu à peu, la Route du Rhum devient le super évènement médiatique que l’on connaît aujourd’hui. Elle crée une avant-saison touristique aux Antilles. Elle est un labotatoire grandeur nature pour les outils modernes de communication qui permettront, ironie du destin, d’entendre les derniers mots de Loïc Caradec…Mais on ne le reverra plus. Philippe Poupon, sur Fleury Michon, accomplit le parcours en 14 jours 15 heures et 57 minutes.

90 – Flo !

La course a pris une autre dimension. C’est l’Amiral Louzeau, Chef d’état major de la Marine, qui donne le départ de Saint Malo. Il y a là tous les meilleurs. Skippers et bateaux. Et c’est parmi les grands que Florence Arthaud s’impose. La première femme à gagner une transat en solitaire. Et avec la manière : record de l’épreuve en 14 jours 10 heures 8 minutes. Le départ et l’arrivée ont été vus en direct par des millions de téléspectateurs.

94 – le retour des monocoques

Le départ de la 5ème édition est donné en grande pompe par le premier ministre Edouard Balladur. Les bateaux s’élancent : 12 monocoques et 12 multicoques. La météo est mauvaise et dès le départ une violente dépression cause des dégats dans la flotte. Plus tard l’enfant du pays, « Bistok », qui arrivait fort et bien placé, s’abime sur un récif au large de Capesterre. Laurent Bourgnon l’emporte sur son trimaran Primagaz en faisant mieux que Flo : 14 jours 6 h 28 mn. Mais ce sont les monocoques qui mettent le feu : 5 heures séparent à l’arrivée Yves Parlier (3è) d’Alain Gautier (4è) qui faisaient la course dans la Course…

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